Mont Rose – Italie
- 1100D+
- 11km
- Au départ de Gressonney – Staffal
- Alpinisme canin : matériel et connaissances en alpinisme obligatoires
- Nuit au bivacco Felice Giordano – bien lire le topo, très difficile d’accès avec un chien
- Remontées mécaniques à payer
- Niveau : moyen pour le Ludwigshöhe, très difficile pour le Balmenhorn et le bivacco Felice Giordano
Comment s’y rendre ?
2 et 3 juillet 2026. (Reprise des éléments de 2023 pour le début) Ce jour, nous voilà au départ de la commune de Staffal au dessus de Gressoney. On se gare quelques centaines de mètres avant les caisses des remontées mécaniques sur le côté de la route puisque ces emplacements sont gratuits.


En termes de tarifs, on a réglé la somme de 45€/personne. Les remontées sont gratuites pour les chiens, il faut simplement penser à avoir sur soi une muselière mais on a pas été obligé de lui mettre. On va emprunter successivement deux télécabines de Stafal à Gabiet puis jusqu’à Passo Salati et enfin un téléphérique qu’on rejoint en marchant quelques centaines de mètres sur un chemin carrossable jusqu’à Indren à 3275m. Vérifiez bien les horaires et périodes d’ouverture pour pouvoir les emprunter !






Une fois en haut, on va commencer l’ascension sur des dalles plus ou moins lisses en suivant les cairns et les flèches jaunes. Attention de ne pas trop remonter sur la barre rocheuse, on ne suit pas la direction de la croix puisque la voie d’accès se fait par une via ferrata – et genre sur un malentendu, ça marchera pas quoi -. On va trouver plus bas à gauche une première main-courante à franchir sans difficulté – pas très large à un endroit -. Puis après un long sentier en balcon, on aperçoit le refuge en contrehaut avec une seconde main-courante et deux échelons à passer. Cette dernière est raide mais ne nécessite pas de matériel particulier pour un chien agile.






On poursuit sur le côté droit en remontant le pierrier sur quelques centaines de mètres jusqu’au glacier. Puis on chausse les crampons pour remonter sur la trace. Quelques pentes raides et des crevasses autour de la trace demandent de l’attention sans rendre l’ascension particulièrement difficile. En ce début juillet 2026, il y a bien plus de crevasses et ponts de neige que ce que nous avions l’habitude de voir sur ce secteur, ce qui est particulièrement inquiétant.









Après avoir passé un vaste carrefour des sentiers, on laisse sur la droite le grande dôme qui matérialise la Piramide Vincent pour prendre la trace qui file tout droit en visant le col au milieu avant de prendre le virage vers la gauche qui grimpe à flanc vers notre objectif du jour : le Balmenhorn et le bivacco Felice Giordano.


Le Balmenhorn est reconnaissable de loin par sa particularité : juchée sur un promontoire rocheux, une impressionnante statue de Jésus et un drapeau italien tronent fièrement. Juste en dessous, un petit bivacco suspendu au dessus du vide a été installé pour accueillir les alpinistes qui enchainent les 4000m du secteur.
C’est là que la difficulté s’annonce pour y monter avec un chien : le bloc rocheux est plus haut que ce que laisse paraitre les photos, à savoir une quinzaine de mètres à franchir au moyen d’échelons. Un léger dévers rend l’exercice difficile parce qu’il amène à se mouvoir sur l’échelle qui ne monte pas tout droit d’une traite.
Pour hisser Helly au sommet du Balmenhorn, nous avons entrepris de sécuriser la montée avec des anneaux cousus et un duck pour faire grimper Helly en portage sur le dos de Brice. Le portage a été fait au moyen du harnais Fido Pro mais ce dernier n’étant à la base qu’un harnais de secours pas franchement sécure, nous avons encordé Helly très court sur Brice sur son harnais Ruffwear Doubleblack en dépliant les jambes arrière. Si jamais elle sortait du harnais de portage Fido Pro, elle ne pouvait ainsi pas tomber. Une chute serait mortelle.



Une fois en haut, le bout de caillou n’est pas bien grand et vu la fréquentation, ça peut vite être compliqué pour se déplacer. Direction le bivacco pour poser ses affaires et là, surprise : à notre arrivée à 13h00, il est déjà plein. 8 personnes d’un même groupe ont investi les lieux depuis la veille comme dans un hôtel et n’ont pas l’air bien content de découvrir que nous n’avons pas l’intention de redescendre.
Au final, nous serons suivis par une famille de trois français puis deux autres qui arriveront en début de soirée. Pas moins de 15 personnes et un chien s’entassseront dans cette petite cabane prévue pour 6 initialement, un jeudi soir de la fin du mois de juin.




Des matelas sont présents – pour ceux qui arrivent tôt, du coup, vous l’avez compris – en haut, une table et deux bancs en bas. Le confort est sommaire mais à 4200m, on en attendait pas davantage ! Nous dormirons à même le sol sous la table pour notre part, les autres français dans l’entrée.




Les toilettes ont été condamnées parce que les gens sont dégueulasses, qu’on se le dise : il faut donc aller derrière le bivacco qui est littéralement miné de cacas. Il faut vraiment prévenir de cet aspect, c’est immonde et il n’y a pas d’autres options envisageables.
Le coucher de soleil et le lever de soleil sont superbes, le décor est somptueux et on se sent privilégiés de pouvoir vivre ça avec Helly.


Le lendemain, la descente est folklorique : les cordées très matinales étant parties des deux refuges du dessous arrivent et c’est littéralement les bouchons dans l’échelle. Pas moins d’une heure pour descendre puisqu’il a fallu d’abord descendre Brice et Helly, puis moi avec un sac, puis remonter chercher le second sac et le redescendre. À prendre en considération dans le timing donc !
Pour la suite, nous avons décidé de rejoindre le colle del Lys par le biais d’une sente à flanc qui part à gauche pour contourner le dôme et arriver au pied du Ludwigshöhe. Il n’y a pas de difficulté majeure bien que des crevasses apparaissent juste sous la sente qui monte à flanc pour arriver au sommet. De là, le panorama est incroyable ! On distingue notamment la Pointe Parrot et la Punta Gnifetti que nous avions découverts les années précédentes.








On va redescendre avant de poursuivre en direction du petit bout de caillou bien raide qui matérialise la Corno Nero, bien trop dangereuse à atteindre avec son chien. Nous nous contenterons de l’admirer à son pied, avant de redescendre pour rejoindre le chemin qui relie le colle del Lys à celui sous la Piramide Vincent.







Puis le retour se fera exactement par le même itinéraire après cette petite boucle sympathique.
Balmenhorn et Ludwigshöhe avec un chien





























