Cerces-Thabor – Savoie 73


  • 1400D+
  • 23km
  • Au départ du Lavoir – Val Fréjus
  • Points d’eau sur le circuit
  • Troupeau de vaches sans chien de protection
  • Niveau : moyen – long

Comment s’y rendre ?


30 juillet 2020. Nous voilà partis pour une longue ascension en direction du Mont Thabor, un 3000 dit facile d’accès en raison d’absence de difficultés techniques mais long en terme de kilométrage et important en dénivelé, ce qui n’est pas à négliger.

Nous nous sommes garés au parking du Lavoir sur la commune de Val Fréjus après avoir quitté la route pour emprunter un chemin forestier carrossable. On s’élance sur le GR5 en direction du col de la Vallée Étroite que nous traversons, sublime alpage plutôt plat. Au loin, on peut voir le refuge du Thabor qui n’accepte malheureusent pas les toutous.

Petite pause au col – forcément avec 13 et 15kg sur le dos, on ramasse un tout petit peu mais pas le choix, dormir à plus de 3000 ne s’improvise pas – et c’est là qu’on prendra, comment dire.. la mauvaise décision : il faut prendre le GR57 à compter du col et quitter le GR5. Mais on est tombé sur un groupe d’une dizaine de personnes à la queue leu leu sur le GR57 et étant à la bifurquation entre les deux GR, voyant sur la carte que le GR5 permettait quand même de rejoindre notre prochaine étape, le lac du Peyron, nous avons choisi de suivre ce sentier descendant – du coup, on a fait le test pour vous et c’est franchement une mauvaise idée -.

En réalité, il descend, il descend, il descend.. on comprend vite qu’on a fait une erreur d’appréciation puisqu’on se retrouve sur la plaine de Tavernette et puisqu’on est tout en bas et bien, il faut remonter. Cela étant dit, ce vallon est superbe, il aurait été parfait pour poser un bivouac de passage. On remonte en suivant le ruisseau sur un sentier puisqu’en toute logique, en haut se trouve le lac. La finalité c’est qu’on aurait fait 1700D+ / 25km au lieu des 1400D+/ 23km initialement prévus.

Le lac du Peyron est agréable pour une nouvelle pause, Helly est ravie de faire un bon plouf – avec ses sacoches sinon c’est pas rigolo – et il est donc possible de recharger en eau en cas de besoin avec nos bouteilles filtrantes Lifestraw puisqu’au sommet il n’y a aucun accès à l’eau.

On se prépare psychologiquement à la montée bien raide qu’on voit depuis le lac à sa gauche. Et on confirme du coup, elle est raide ! Elle permet d’arriver de rejoindre le col des Méandes à 2727m. Du coup rapide calcul pour les matheux, le sommet se rapproche mais il est pas encore là. On le regarde, il nous regarde…

Le final est un long cheminement en serpentins dans un vaste espace lunaire. On aperçoit la chapelle – abris utile en cas d’orage car ouverte même si elle tombe un peu en ruine – et on a l’impression qu’elle s’éloigne au fur et à mesure qu’on approche. Vous avez compris, cette partie est interminable mais faut bien avouer qu’on est très fiers d’arriver au sommet, encore plus parce qu’on est chargés comme des mulets.

Le sommet est un grand plateau avec un panorama à 360° incroyable ! On fait le choix de planter la tente contre la petite chapelle puisqu’il vente fort – par principe à 3000 c’est rarement le calme plat et la chaleur tropicale – : on attend un orage. On le savait, il fallait que l’on arrive au sommet avant 17H00 pour s’abriter dans l’édifice religieux.

Finalement, l’orage se divise en deuxMoïse tu fous quoi ? – et s’en va gronder sur d’autres massifs, on a même pas eu besoin de courir après la tente envolée !

Un dodo plus tard, un lever de soleil époustouflant s’offre à nous sans un nuage à l’horizon.

Nous profitons du spectacle seuls au monde en prenant le petit déjeuner.

Il est déjà temps de redescendre pour éviter de griller sous ce soleil de plomb. On prend le même sentier qu’à l’aller et cette fois-ci on évite de se planter une seconde fois en prenant le GR57 au bout du lac puis le GR5. Du coup, on trouve ça presque trop facile par ce côté là.. ahahah..ahah.. ah.

On va pas se mentir, une fois passé le col de la Vallée Étroite, la descente nous semble être une lente agonie jusqu’à la voiture. Ah pardon, on est censés vous donner envie ! Le replat est très long et on en a plein les pattes, 25km ça calme même la louloute ! Délivrance lorsque l’on voit enfin notre carrosse roulant !

Une sublime randonnée que l’on conseille vivement malgré la longueur, le spot est une merveille de la nature !

Le Mont Thabor avec un chien

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2 commentaires

  1. Bonjour,

    Je voudrais savoir quel type de duvet vous avez utilisé pour dormir au sommet du Mont Thabor ?
    J’aimerai dormir la haut dans les prochaines semaines et comme c’est mon premier bivouac à 3000m …..
    Merci pour ta réponse 😊

    1. Bonsoir Corentin !
      Génial pour le premier 3000, le Thabor est une très belle randonnée bien que longue ! On s’en souvient encore avec nos sacs sur le dos qui pesaient une tonne 😂
      Alors 3000 ou pas on conseille vivement de prendre des duvets confort au minimum de 0 degrés et si possible en température négative, genre confort -5 ça serait super ! C’est évidemment plus cher qu’un 10 degrés mais il ne fait jamais 10 degrés en montagne même en été à partir de 1800/2000m alors finalement c’est un super investissement !
      Après on a également des matelas de trek Thermarest 3 et 4 saisons, pareil faut aussi vendre un rein mais on est content de les avoir. Si tu ne peux pas en avoir, pour t’isoler du sol en plus de ton matelas, tu peux mettre une couverture de survie, ça isole bien du froid !
      Idéalement, il faut que tu regardes bien avant d’investir le poids de chaque élément. En fait sur le coup tu te dis “oh une tente à 3kg ça va” mais ça + ça + ça, bah ça fait 20kg sur le dos et tu vas ramasser !
      On reste à ta disposition en cas de besoin pour des infos supplémentaires ! 👍🏻
      A bientôt sur les sentiers !

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