Cerces-Thabor – Savoie 73


  • 1100D+
  • 15km
  • Au départ des Mottets
  • Point d’eau sur tout le parcours
  • Présence possible de troupeaux et chien de protection
  • Niveau : difficile

Comment s’y rendre ?


5 septembre 2021. Départ 6h00 à la frontale avec frontale, comme quoi on progresse ! On s’est garés aux Mottets c’est à dire en prenant la route moyennement carrossable à gauche de la buvette de Plan Lachat lorsque l’on vient de Valloire. Ça évite environ 2 kms de piste sans intérêt x 2 avec le retour – on s’est fait avoir l’an dernier – et c’est appréciable au retour de trouver directement la voiture au pied du sentier. Cela étant dit, si vous avez une Porsche Cayenne, vaut mieux éviter, vous allez y laisser le moteur. Avec une Fiat Grande Punto, ça passe mais doucement. En cas de doute, vous pouvez rester au niveau du parking de Plan Lachat comme pour la Pointe des Cerces.

On suit en premier lieu le lac des Cerces sur un sentier raide au début puis presque plat à flanc. Cela permet de remonter le vallon en suivant le cours de la rivière. Une dernière montée et nous voilà sur un plateau avec un panneau d’indication : tout droit le lac. Nous avons pris sur notre droite, là où le sentier est bien tracé mais avec la croix du GR rouge et blanche qui dit “c’est pas par là“. Et bien c’est par là quand même pour notre circuit ! Ça évite un léger détour vers le lac des Cerces que nous verrons plutôt à la descente. On voit bien sur maps.me – à charger en avance parce qu’il n’y a pas de réseau donc ça met quelques minutes à calibrer – que l’on peut rejoindre de cette manière notre étape suivante, le col de la Ponsonnière !

Le col se rejoint sur des sentiers semblables à ce que l’on vient de passer, franchement faciles à flanc. Une montée dans des cailloux – Jésus est parmi nous – puis à nouveau du faux plat pour atteindre en douceur le col de la Ponsonnière.

Ce point de vue est déjà superbe, on aperçoit à la fois le lac des Cerces et le lac de la Ponsonnière de l’autre côté. En contrebas, très loin, nous voyons des centaines de moutons se promener gaiement avec leur patou de protection .

Nous poursuivons notre périple en direction du col de Termier, c’est à dire à droite du panneau, comme c’est indiqué sur la plaque par terre. C’est la première fois que l’on voit “Grand Galibier”. On pense voir notre sommet bien mastok devant nous, en fait il s’agit du Grand Galibier Est qui culmine à 3219m. Le nôtre est derrière, plus fin avec une antenne.

Le paysage se transforme doucement, plus rocheux avec des nuances de couleur rose/violet étonnantes. Un premier mur à passer dans de la roche un peu blanche avec sur notre droite le lac Blanc, plus impressionnant vu de loin qu’une fois dedans. Cela nous permet de débouler au col Termier avec son lac en contrebas.

Enfin on attaque le vif du sujet : l’ascension du Grand Galibier. Il faut suivre les points bleus, pas toujours évidents à trouver mais au milieu de la caillasse c’est bien le seul point de repère fiable, souvent accompagné de cairn. On est parti clairement main droite dans les gros cailloux.

La grimpe prend du temps, à la fois pour se repérer dans tout ce bordel et à la fois parce qu’il faut souvent enjamber, grimper, crapahuter au milieu de la roche. Ce début de parcours se fait assez aisément tout de même pour Helly mais sa taille – mannequin – aide pour passer d’un bloc à l’autre sans trop de difficulté.

L’ascension devient bien plus ardue avec un chien pour les 50 derniers mètres de dénivelé. Il s’agit là de petite escalade de quelques mètres à chaque fois sur de très gros blocs de pierre sur lesquels un chien ne pourrait grimper seul, quand bien même il serait champion olympique de saut canin – si la discipline existe.. -.

J’ai fait le choix d’encorder Helly à compter de cette partie uniquement – montée et descente – et il a fallu l’aider à passer en soulevant et poussant au moment de son extension. Par deux fois dans le parcours nous avons également dû la réceptionner dans les bras pour éviter qu’elle se fracasse une patte – 1000€ par patte un ligament croisé de chien, pensez-y – ou qu’elle benne dans le vide car il est franc de part et d’autre autour de nous.

Le panorama sommital est foubon sauf quand les nuages nous montent sur le pif – et nous profitons du point de vue une demi heure avant d’entamer le retour.

Coucou aux gens à qui Helly a encore une fois racketté du saucisson, elle arrive toujours à se faire offrir le casse croute en randonnée ! Nous avons croisé 4 personnes au total au sommet, ce qui reste relativement tranquille.

Allez savoir comment parce que c’était pas voulu, on a pris main droite sur la descente en direction du lac de Tormier en visu en suivant des points bleus toujours pour reprendre le sentier à flanc au dessus de l’eau – impressionnant de loin mais très facile d’accès et sans danger une fois dessus – en direction du col, ce qui nous a permis de tomber presque nez à nez avec un troupeau de papas bouquetins bien tranquilles à 5m de nous.

La finalité, c’est que ça passe avec un chien bien agile avec deux humains. Nous appréhendions la descente mais elle s’est finalement faite plus rapidement que prévu. Les tous petits chiens et les lourds ça me semble ambitieux d’envisager ce sommet, notamment pour la partie de caillasse sur les 350 derniers D+.

Après être remontés au col de Termier, nous descendons quasiment jusqu’au col de la Ponsonnière pour le pique nique avec vue sur le lac Blanc d’un côté et de la Ponsonnière de l’autre, très agréable !

Soyons francs, la descente paraît interminable ! Nous observons un autre troupeau en contrebas du col mais qui ne peut nous atteindre.

Petite pause au lac des Cerces en bifurquant à droite au poteau sans indication avec un trait jaune et une flèche et nous voilà rentrés par le même sentier que l’aller.

Enfin voir la voiture à la fin d’une rando : sentiment de bonheur intense !

Superbe rando dans ce massif que j’aime tant !

Matériel utilisé pour la sécurisation d’Helly

  • Corde d’escalade Beal Opera 8,5mm / 30mètres
  • Harnais d’alpinisme pour moi avec mousqueton
  • Bloqueur de marque Kong Duck pour faciliter l’utilisation de la corde en laisse
  • Harnais d’alpinisme Ruffwear Doubleback pour Helly, résistance à la rupture de 900kg

Le Grand Galibier avec un chien

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