Ubaye – Massif de Chambeyron – Hautes-Alpes 04 et Italie


  • Coup de ❤️
  • 1500D+
  • 26km
  • Au départ de Maljasset
  • Nuit en refuge non gardé – chiens autorisés
  • Points d’eau sur tout le parcours
  • Troupeaux et patous présents
  • Niveau : difficile – long

28 et 29 septembre 2021

C’est parti pour un sommet italien mythique, le Bric de Rubren aussi appelé le Mongioia,  au départ de Maljasset, commune française, puisque sans le savoir on était déjà garé au bon endroit pour faire l’Aiguille Large et les lacs Marinet la veille ! Donc on répète pour ceux qui ne suivent pas : en saison d’été, se garer au parking obligatoire avant le hameau de Maljasset après avoir passé Saint-Paul-sur-Ubaye, hors saison estivale vous pouvez prendre la route avec le panneau interdit et vous garer au petit parking après l’église du village.

On passe la Combe Brémond, c’est à dire qu’après avoir traversé le dernier petit hameau, on marche longuement sur un sentier type faux plat qui longe une belle forêt en direction du fond de la vallée. On suit pour le moment le marquage jaune et rouge, GRP.

Nous voilà vers une grande étendue de cailloux contournant en arrondi le Plan de Parouart, un étang marécageux donnant vie à une forêt d’arbustes bien particuliers ! Nous la traversons et serons abordés par 4 chiens de troupeaux, patous et borders gueulards mais pas agressifs. Les bergers ne sont pas loin et rappellent leurs chiens.

Après la petite passerelle qui traverse l’Ubaye, il faut prendre à gauche, ce qui nous permet d’accéder au ravin de la Salcette, un sentier à flanc entre forêt et cailloux au dessus du fleuve de l’Ubaye. 

Nous voilà au Plan de la Blave avec ses multiples cabanes où nous croiserons les seconds patous du circuit, sans berger apparent, gueulards comme toujours mais pas forceurs. Nous traversons de petites passerelles et cours d’eau car l’une d’elle est cassée et enfin au bout un panneau directionnel indique notre sommet. Nous quittons ici le GRP et les traces jaunes et rouges mais pas de panique, le sentier est très bien tracé pour la suite.

Nous continuons dans un vaste champ qui remonte tranquillement en direction de la roche et du cours d’eau que nous entendons. Nous voilà vers une nouvelle cahute de berger avec un panneau Bric de Rubren qui indique la droite. Cela nous fait contourner la cabane par la droite et descendre en direction du ruisseau que nous allons traverser puis remonter par la droite également.

La suite est un long cheminement dans le vallon de Rubren, si vaste qu’on se croirait dans les steppes de Mongolie ! On commence à apercevoir notre sommet ! Premier replat, puis le sentier oriente dans des cailloux avec une sente en légère montée, puis à nouveau replat qui monte doucement. Il faut aller au bout pour comprendre qu’on va bien devoir grimper ce qu’on voulait pas grimper !

Nous voilà face à un mur bien raide comme on les aime – ou pas – avant d’atteindre le pas de Mongioia, première étape. Nous vous conseillons vivement d’aller le plus à droite possible en suivant le gros caillou et les cairns qui suivent. Cela permet de cheminer dans une sente plutôt bien marquée dans les petits cailloux et éviter le très gros pierrier de gauche – on a testé, c’est pas très drôle – !

Le pas de Mongioia c’est un peu la libération ! Un plateau – donc bien plat, forcément c’est un plateau – avec le bivacco Franco Boerio qui nous tend les bras ! Ce superbe refuge non gardé a été créé en la mémoire du Monsieur du même nom par ses enfants et il est très bien équipé : 10 lits superposés avec matelas et couvertures – prendre son duvet absolument car pas suffisantes -, tables et bancs, un peu de nourriture d’appoint, lampe avec panneau solaire pour éclairer la cabane, lampe frontale, bidon d’eau à remplir au lac, balais, etc. Une caisse est mise à disposition pour régler son dû sans montant fixé, nous avons mis 20€.

Il semble qu’il faille y arriver assez tôt vers midi en pleine saison car ce genre de lieu est très prisé des italiens qui montent par l’autre versant. Fin septembre, nous serons seuls jusqu’à 19h00 puis trois guides de montagne français sont arrivés, nous avons passé une superbe soirée en leur compagnie avec anecdotes, chocolat et génépi !

Au petit matin direction le sommet qui s’atteint plus facilement que ce qu’on pensait à condition de rester main gauche car deux sentiers sont possibles : le “facile” comme indiqué sur un gros caillou même si ça n’en a pas l’air et le difficile, qui a l’air plus facile au départ – je vous ai perdu ? -. En restant vraiment à gauche on suit un sentier bien tracé avec des cairns de plus en plus pointus et on doit trouver deux inscriptions noires et jaunes sur l’intérieur d’un caillou indiquant FACILE. Les toutous passent sans soucis, les petits à porter et les plus gros à pousser éventuellement. C’est le seul passage qui nécessite peut-être un coup de main et encore. On a tendance à vouloir tirer tout droit pour éviter ce petit passage alors que cela se transforme en sentier à flanc de falaise qui vous fera sûrement reculer. La suite est évidente et sans difficulté jusqu’au sommet que nous atteindrons en 40 minutes.

Magnifique panorama au sommet qui s’offre à nous seuls ! Comme souvent en Ubaye, partir tôt nous permet d’avoir que très peu de nuages, qui monteront par la suite pour se fixer sur les sommets.

Retour par le même itinéraire et on s’était tellement préparé à ce que celui-ci soit interminable que finalement ça c’est plutôt bien passé !

Une magnifique sortie que nous mettons en coup de coeur pour la variété des paysages traversés et la nuit dans ce petit cocon hors du temps !

Le Bric de Rubren avec un chien

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