Ubaye et Italie – Hautes-Alpes 05


  • 1360D+
  • 23,5km
  • Au départ de Maljasset
  • Points d’eau sur le circuit
  • Présence de troupeaux possible
  • Niveau : difficile
  • Coup de ❤️

Comment s’y rendre ?


2 juillet 2022. Au départ de la toute petite commune de Maljasset après avoir passé Saint-Paul-sur-Ubaye, point de départ identique aux deux incroyables randonnées que sont l’Aiguille Large et les lacs Marinet et le sublime Bric de Rubren, deux possibilités de parking : celui indiqué obligatoire à l’entrée du village duquel vous ne pourrez déroger durant les mois d’été. Hors-saison, vous pouvez traverser la commune et vous garer après l’église.

On traverse donc la commune – vous pouvez remplir vos gourdes d’eau potable à la petite fontaine – et après l’église, on suit la route carrossable qui descend au bord de l’Ubaye – le cours d’eau, pour ceux qui suivent pas – que l’on traverse par le pont. Tout droit dans la forêt – sur notre droite il y a souvent des moutons parqués et les patous qui vont avec mais rien cette fois-ci – et après quelque zigzags, on continue en suivant la direction du col de Mary.

Un long replat nous permet d’admirer longuement l’Aiguille Pierre André et la fameuse Aiguille Large qui surplombe les lacs Marinet que l’on ne verra pas cette fois – soyez pas déçus, y’en a d’autres des flaques

On suit le sentier le long du ruisseau puis on reprend la montée entre les cailloux – on est pas loin d’imaginer Legolas, Aragorn et Gimli sortirent de nulle part – pour atteindre un autre long replat puis enfin, le col de Mary – frontière franco-italienne, du coup vous allez entendre parler italien à partir de là, pas d’inquiétude, vous n’avez pas transplané -.

Du col de Mary, on prend le seul sentier qui n’est pas indiqué sur le panneau, en direction des lacs du Roure et du col du même nom. On arrive dans un univers particulièrement minéral et on choisit d’aller voir le premier lac – pour tremper les chiens et remplir nos gourdes, il s’agit du dernier point d’eau avant le sommet -.

La suite sera plus épique à partir de là et doit être réservée aux randonneurs aguerris tant pour le terrain chaotique que pour l’orientation douteuse. On remonte l’espèce de cheminée qui se présente pour suivre des semblants de trace et quelques cairns qui aident à atteindre un vaste cirque et un lac asséché.

On prend main droite du lac pour longer la caillasse sans monter dessus comme semble l’indiquer la trace GPX puis on marche tranquillement sur la plaine en direction du col du Roure que l’on voit de très loin.

Le col et le sommet sont en vue !

Le col offre un superbe panorama sur les Alpes italiennes et on aperçoit notre sommet que l’on va contourner pour une approche accessible aux chiens – une autre voie consiste à grimper par une cheminée par ici mais cela nous semblait trop ambitieux -.

On va descendre sur quelques centaines de mètres pour contourner en prenant à gauche doucement et traverser un premier pierrier. Globalement des cairns nous aident de temps en temps et on tente de suivre progressivement la trace gpx. On marche entre les rochers dans un vaste espace herbeux puis on retourne dans un pierrier. Pour la suite, on a choisi pour l’aller de monter dré dans l’pentu dans la caillasse afin de rejoindre le sentier au dessus de nous. En réalité, vous pouvez continuer de manière horizontale dans le pierrier avec des cairns et vous arriverez en douceur ou presque à l’intersection des sentiers – puisque d’autres points de départs italiens permettent également d’accéder à ce sommet -.

On poursuit sur le sentier pour atteindre un col, sans nom, – qu’on appellera donc, sans surprise, le col sans nom – et on voit enfin notre final : une raide pente dans la caillasse pour atteindre le Graal !

Et quel magnifique panorama au sommet !

Après une bonne pause bien méritée, on redescend cette fois-ci par le pierrier en version douce et s’ensuit une longue descente par le même itinéraire jusqu’au premier lac du Roure.

On a tenté de le contourner par la gauche pour aller voir une petite flaque derrière – très jolie au demeurant – mais faut avouer que pour suivre la trace gpx, c’était pas clairement évident – mais après ce qu’on vient de passer, on est plus à ça près -.

On finit par rejoindre l’itinéraire de base sur le grand plateau avant le col de Mary et on redescend – très, très, très – longuement jusqu’au parking !

Un sacré périple qui offre encore une fois un très beau 3000 entre Ubaye et Italie ! A réserver aux randonneurs à 4 et 2 pattes chevronnés pour la partie finale !

Download file: Mont de Maniglia.gpx

Le Mont de Maniglia avec un chien

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