Roadtrip de trois semaines en van au départ de la France



À prévoir avant de partir

Pour votre chien

Partir depuis la France avec un chien en Norvège impose quelques démarches obligatoires :

  1. Avoir un passeport européen pour votre chien que vous pourrez obtenir chez votre vétérinaire
  2. Une vaccination contre la rage à jour : soit 21 jours après une primo-injection, soit immédiatement après son rappel.
  3. L’administration par un vétérinaire d’un vermifuge contre les ténias entre 24 et 120H avant l’entrée sur le territoire norvégien.

On attire votre attention sur l’importance de respecter ces obligations puisque nous avons réellement été contrôlé par la douane à l’entrée sur le territoire et que c’est la première chose qu’ils ont effectivement vérifié : le délai de l’administration du vermifuge ainsi que la vaccination antirabique.

Il est donc très important de prendre en considération la longueur de la route et votre point d’entrée en Norvège : on a choisi de passer par la frontière la plus haute pour arriver directement dans le Nord du pays mais il a fallu enquiller la route assez rapidement pour respecter le délais des 120H maximum du vermifuge.

Pour vous

La carte d’identité suffit pour traverser la frontière. La monnaie est la couronne norvégienne – NOK – et il est donc intéressant de télécharger un convertisseur avant de partir. Nous n’avons jamais retiré d’argent et tout réglé en carte sur place mais cela peut donc impliquer des frais bancaires supplémentaires à chaque transaction – notre banque nous prendra au total 30€ de frais pour l’ensemble des règlements réalisés sur place -.

Pour votre téléphone, il faudra vérifier que votre opérateur prend en charge cette destination et à hauteur de combien de gigas d’internet vous êtes couverts. Pour exemple, j’avais 15GO de données mobiles quand Brice en avait 25.

Les péages

Avant d’entrer dans le pays, il est nécessaire de savoir qu’il existe certains péages dématérialisés : tout se fait par lecture de plaques d’immatriculation. La plupart des ferry internes se payent d’ailleurs de la même manière.

Pour les étrangers, il existent donc majoritairement deux systèmes : ne rien faire et attendre de recevoir une facture à la maison plusieurs mois plus tard ou alors s’inscrire sur le site Epass24 qui compilera le tout en vous adressant une facture globale plusieurs semaines après votre retour. Le site EPC qui était conseillé auparavant ne prend plus en charge cette destination.

Il semblerait que certaines personnes ne s’étant inscrites nulle part n’auraient jamais reçu de facture et d’autres en auraient reçu une plus d’un an après complètement majorée. Nous avons donc choisi la sécurité en nous inscrivant sur Epass24 mais de la même manière, des témoignages indiquent que certains ne recevront malgré cela jamais leur facture – et à la limite, on ne va pas s’en plaindre -. A ce jour, nous n’avons rien reçu et actualiserons lorsque cela sera le cas.

Pour les parcmètres, nous règlerons la quasi totalité du temps sur l’application Easypark. Deux parkings disposeront d’une boite à sous : nous ne pourrons payer l’un à défaut de monnaie et nous aurons la chance de tomber sur le propriétaire qui nous fera payer par carte sur l’autre.

Ponts ou ferry ?

Le trajet avec votre véhicule depuis la France va nécessairement vous amener à vous poser la question du choix de l’itinéraire avec trois propositions :

  1. En empruntant le ferry de Rostock en Allemagne jusqu’à Trelleborg en Suède avec Stena Line
  2. En empruntant le ferry de Hirtshals au Danemark jusqu’à Stavanger en Norvège avec Fjord Line
  3. En empruntant uniquement la route par le biais du pont Storebaelts entre Odense et Copenhague puis celui d’Öresund entre Copenhague et Malmö

Peu importe votre choix, faites attention à votre GPS, type Waze ou Googlemap : il va d’office vous envoyer sur des ferry, même en interne dans le pays alors même que certaines petites liaisons ne fonctionnent pas toute l’année, vous ne vous rendrez pas compte qu’il vous enverra dans un cul de sac si vous n’êtes pas vigilants. Il est possible de régler ça dans les paramètres.

Le choix s’est avéré cornélien pour nous en raison du flou résidant sur les conditions de voyage des chiens et nous n’avons à ce jour toujours aucune réponse claire à apporter mais une solution rassurante pour ceux qui auront les mêmes exigences que nous.

En effet, les trois quarts des ferry ne tolèrent pas les chiens sur le ferry et il faut donc les laisser dans la “soute à voitures” à l’intérieur du véhicule, dans sa cage ou dans la cellule du van. Il peut être aussi proposé un chenil en cage fermée à clef ou encore une tolérance en réservant une cabine “animaux” au prix aller retour assez conséquent. La grande majorité des témoignages iront dans le sens de ces pratiques du chien devant rester dans le véhicule tout seul et nous recevrons un seul témoignage indiquant l’inverse avec un supplément chien de 13€ et une tolérance sur tout le bateau. La difficulté réside dans le nombre de pays et de bateaux différents desservis par les compagnies précitées : on dirait que chaque ligne à sa petite spécificité et ça devenait un sujet d’angoisse pour nous de laisser la chienne sans pouvoir aller la voir avec certitude avec parfois jusqu’à 8H de trajet.

Nous avons donc pris la troisième option possible pour plus de sureté : passer par les deux ponts payants de Storebaelt 72.5€ aller-retour sans réservation préalable – et Öresund – 118€ aller-retour en ayant réservé en avance sur le site -. Le fait de réserver en avance permet de payer légèrement moins cher et il suffit une fois sur place de s’avancer vers les caisses indiquées bleues ou vertes avec le symbole de la plaque d’immatriculation et la barrière s’ouvrira toute seule en s’approchant. Sans cela, il faudra aller vers les caisses indiquées en CB.


Notre itinéraire pendant 3 semaines


Pour obtenir le détail de chaque randonnée, il vous suffit de cliquer sur le nom de celle qui vous intéresse et vous aurez notre topo complet

Jours un, deux trois et quatre

Nous souhaitions pour ce premier road trip en Norvège privilégier le Nord de la Norvège, donc aux alentours des îles Lofoten. Depuis la Savoie, nous ferons donc 3900km aller en passant par la Suisse, l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Finlande et enfin, la Norvège en l’espace de 3 jours et demi. Notre GPS nous fera longer longuement les côtes suédoises et c’est pas déconnant pour gagner du temps par rapport aux routes norvégiennes.

Il faut bien prendre conscience que ces dernières ressemblent aux mieux à nos routes départementales et si c’est très joli pour flâner, quand on a peu de temps, ça devient plus compliqué. Nous viserons donc comme première destination la ville de Tromso.

Jour cinq

Visite de la ville de Tromsø – en plein travaux lors de notre passage – puis direction la très jolie île de Sommarøy pour prendre un peu de hauteur sur le sommet du Nordkollen – 216m.

Nous prendrons ensuite le ferry de Brensholmen jusqu’à Botnhamn sur lequel les chiens sont acceptés à l’intérieur et sur le pont pour rejoindre l’île de Senja. Le coût serait de 23€ – à reconfirmer, ils ont pris notre plaque d’immatriculation en photo et nous attendons la facture à ce jour -. Il suffit de se présenter 30 minutes avant le départ puisqu’il n’est pas possible de réserver – miser sur un peu plus en haute saison -, nous trouverons les horaires sur ce blog.

Jour six

L’île de Senja est réputée pour être bien plus sauvage et préservée que les Lofoten. Au petit matin, nous prendrons le départ pour une mythique randonnée : Hesten – 556m. Le point de vue est célèbre sur le fameux pic de Segla. Certaines personnes font d’ailleurs parfois l’erreur de monter sur ce dernier pour avoir le point de vue sans comprendre qu’ils sont sur le sommet même qu’ils auraient dû contempler de loin. Les deux sommets sont d’ailleurs cumulables mais la météo du jour ne nous permettra pas de l’envisager.

Nous retournerons ensuite à l’arrivée du ferry situé à 15 minutes de là pour prendre une douche.

Nous finirons la journée en nous rendant au point de vue de Tungeneset avec un joli panoramas sur les dents du Diable.

Jour sept

Direction les îles Vesteralen pour rejoindre Andoyaoù il est possible de partir en excursion en bateau pour voir des baleines – puis la ville de Bleik. L’île est sublime et nous croiserons nos premiers élans.

Jour huit

Direction le sommet de Matind – 405m pour un itinéraire sauvage en circuit puis retour à Sortland pour visiter la seconde partie des îles Vesteralen en roulant.

Jour neuf

Visite du village de Stoqui ne présente aucun intérêt majeur autre que celui de proposer des excursions pour voir les baleines et de permettre de visiter toute l’île en roulant qui est sublime -. Puis direction Svolvaer pour rejoindre les Lofoten.

Jour dix

La commune de Svolvaer met à disposition des touristes un bloc de douches et lave-linges sur la zone du port. Il suffit d’aller à l’office du tourisme signalé par un gros I – pour information – en vert pour acheter des jetons à 50NOK pièce. Un jeton permet de bénéficier de 7 minutes de douches chaudes et un cycle de 90 minutes de lave-linge : n’oubliez pas votre produit pour laver le linge, il n’est pas fourni. Le sèche-linge est gratuit et pas hyper performant – vous allez rester un moment sur place, on vous conseille d’aller faire des courses en attendant ! -.

Après le passage aux sanitaires et supermarché, nous visiterons la commune de Henningsvaer qui doit être prisée par les touristes à la haute saison.

Jour onze

Nous visiterons la belle plage d’Haukland en ce jour de pluie et aurions souhaité faire le sommet de Mannen au dessus mais la météo en décidera autrement.

Jour douze

Ce jour, nous nous orienterons sur le hameau d’Yttersand pour l’ascension du Mont Ryten – 543m pour un superbe point de vue sur la plage de Kvalvika.

Des toilettes publiques avec eau potable sur le trajet seront forts utiles pour remplir nos bidons. Puis nous nous baladerons en camion vers les villages de Sund et d’Hamnoya afin de rejoindre le cœur des Lofoten : Reine.

Jour treize

Direction le sommet le plus mythique des Lofoten : Reinebringen – 666m en empruntant ses 1978 marches d’escalier.

Puis direction Reinequi n’est rien d’autre qu’un dortoir à touristes – et Nusfjordentrée payante à 8.5€, nous resterons dehors mais après coup, un abonné nous dira que les explications historiques sont intéressantes -.

Jour quatorze

Visite du village de Acomplètement inutile, on dirait une reconstitution de village destinée aux touristes – avant d’attendre longuement en tête de file pour prendre le ferry de Moskenes en direction de l’île de Vaeroy. Nous trouverons les horaires ici.

La traversée dure 1H15 et ce ferry fait partie de ceux qui ne tolèrent pas les chiens sur le pont ou à l’intérieur du bateau. Ils proposent donc un chenil en cage ou de laisser le chien dans le véhicule. Nous dirons simplement qu’ils me verront entrer sur le ferry puis en ressortir. Mais personne ne saurait trop dire où j’étais pendant la traversée. Certains nous diront que la traversée est gratuite si l’on passe plus de 24H00 du l’île et on trouvera un prix de 27.5€ sur internet, on ne sait pas à ce jour combien nous règlerons pour ce trajet.

Si vous êtes sujet.te au mal de mer, n’oubliez pas de prendre des cachets type Cocculine ou Nautamine au préalable, la mer peut être agitée.

Jours quinze et seize

Sur île de Vaeroy, la météo ne nous laissera aucun répit : nous irons voir la plage de Nordlanshagen et aurions aimé faire le sommet du Norlandsnupen/Breiviknupen mais toute l’île est dans le nuage.

Nous tenterons le lendemain l’ascension du sublime point de vue de Haheia sans plus de succès hélas.

Image tirée d’Alltrails

Nous prendrons le soir un ferry en direction de Bodo – qui passant par l’île de Rost, a priori aussi à voir si vous avez beau temps, dure 5H30 -. Encore une fois, nous ne payerons rien en direct et ils prendront en photo notre plaque d’immatriculation. Encore une fois, on me verra entrer puis sortir du ferry. Personne ne saurait trop dire où j’étais pendant la traversée.

Jour dix-sept

Nous irons voir la curiosité locale qu’est la plage d’Hovdsundet en montant sur un point de vue sympathique. Puis nous irons à la station Esso pour prendre une douche avant de nous orienter sur la route en direction de Glomfjord.

Jours dix-huit, dix-neuf et vingt

La mort dans l’âme, nous prendrons la route du retour deux jours en avance au regard des conditions météo dramatiques – la neige tombera finalement sur tout le Nord de la Norvège – qui ne nous auraient pas permis de visiter quoique ce soit. Nous repasserons par la Suède, le Danemark, l’Allemagne et la Suisse pour rentrer. Nous pensions pouvoir descendre par le sud de la Norvège pour changer de trajet par rapport à l’aller mais les routes prennent ici trop de temps pour l’envisager sur 3 semaines.


Nos conseils et retours avisés


Météo et climat

LE point à ne pas sous-estimer dans ce choix de destination : si vous rêvez d’avoir soleil et chaleur, pour vos vacances, il vaut mieux oublier la Norvège. On nous l’avait dit, on avait lu des dizaines de témoignages dans le même sens mais on a cru comme tout le monde que l’on passerait entre les gouttes. Que nenni ! Le climat norvégien est très capricieux : les marées ramènent la pluie et ce n’est pas une légende de dire que vous aurez 4 saisons dans la même journée. Des éclaircies voir du soleil sur quelques heures puis des nuages, de la pluie, du vent, voir de la neige, voilà le climat auquel nous seront confrontés entre la mi-septembre et début octobre. Nous écourterons même le séjour de deux jours à cause de ça.

Certains chanceux auront du soleil sur plusieurs jours mais il vaut mieux vous préparer à cela et tant mieux si vous faites meilleure fortune que nous ! Il peut-être judicieux de viser les mois de juin/juillet/août pour bénéficier du fameux soleil de minuit et optimiser les chances d’avoir beau temps en augmentant la durée de la journée pour en profiter. Mais cela implique nécessairement bien plus de monde sur cette période prisée des touristes et oublier les aurores boréales !

En septembre/octobre, les températures seront fraiches : nous arriverons sur l’île de Senja à descendre aux -5 la nuit et nous aurons en moyenne entre 10 et 14 degrés en journée tout au long du séjour.

Les aurores boréales

Voir une aurore boréale est souvent l’un des objectifs premier des vacanciers qui viennent comme nous à l’automne en Norvège. La zone privilégiée est bien entendue le nord du pays puisqu’il faut se rapprocher du cercle polaire Arctique bien que les aurores dans le sud existent.

Pour en voir, les règles sont assez simples : avoir un ciel clair et étoilé par température bien froide, se tenir loin des habitations et lumières et avoir une vue dégagée – forcément en pleine forêt, ça marche bien moins niveau visibilité -. Il existe l’application My Aurora Forecast qui donne des prévisions – attention, le rouge est positif en termes de statistiques contrairement à ce que l’on pourrait penser. Plus le KP est élevé, mieux c’est -.

Le point le plus important à aborder et vous serez probablement surpris, c’est que les aurores boréales sont pour une très grande partie incolore à l’œil nu : vous rêvez de belles aurores vertes ou roses ? Elles existent mais sont rares. Les plus fréquentes sont celles que l’on aura croisé : grises/blanches que l’on confondrait presque avec un nuage. On vérifie qu’il s’agit d’une aurore très simplement en la prenant en photo en pause longue de 10 secondes avec un téléphone – ou évidemment du matériel photo – puisque c’est bien l’objectif de votre appareil qui va faire ressortir sans aucun filtre la couleur verte/rose qui existe mais reste invisible pour nos yeux.

Décevant ? Pas vraiment, ça surprend sur le coup quand on l’apprend et surtout quand on le vit effectivement mais on est content quand même d’en voir ! Ça évite de les louper si on est pas informé de ça surtout.

Le budget

La Norvège est un pays réputé aussi cher que la Suisse. En van, le poste de dépense le plus élevé est bien entendu l’essence avec du gasoil à 2.25€ au maximum lors de notre passage. Nous étions partis avec 200€ de courses dans le camion et avec les courses faites sur place, nous reviendrons avec une partie non consommée :

  • Essence : 1463€
  • Ponts : 190€
  • Ferry : 111€ – estimation puisque facture pas encore reçue –
  • Douches et lessive : 25€
  • Courses en Norvège : 208€
  • Commission banque : 31€
  • Vermifuge Helly avant le départ : 68€ – elle était déjà vaccinée contre la rage –

Total : 2096€ soit 1048€/personne ou 1148 en comptant les courses françaises.

La vanlife en Norvège

Il existe dans le pays une notion de droit et libre accès à la nature. Il est donc aisé de trouver un emplacement pour dormir et bien rare de trouver des panneaux “camping interdit”. On a souvent fait au feeling en dénichant des spots au gré de nos envies et on s’est également servi de temps en temps de l’application Park4night.

L’hygiène : prendre une douche ou laver son linge

De manière générale, il est plutôt facile de trouver des toilettes publiques. La moitié sont des toilettes sèches et on se rabattait donc sur celles raccordées à l’eau pour remplir nos bidons et gourdes.

Concernant les douches, on a pu en prendre plusieurs fois dans le Nord du pays, moyennant généralement 40 à 50NOK soit environ 4.5€ : soit dans des sanitaires à côté des arrivées ou départs de ferry soit en station service. Il y a certaines villes comme Svolvaer qui propose un bâtiment dédié où il est nécessaire d’acheter des jetons à l’office du tourisme pour pouvoir prendre une douche ou laver et sécher son linge. On a souvent trouvé ces services sur l’application Park4night.

La Norvège, dogfriendly ?

Et bien la réponse est plutôt négative hélas. Nos impressions ont été confortées par vos nombreux témoignages en ce sens et ce que nous en avions lu avant d’y aller. Il semblerait que les chiens ne soient ni les bienvenus ni mal venus : les norvégiens sont indifférents au mieux, méfiants au pire.

On a trouvé un semblant d’explication rationnelle dans le sens fait qu’il n’y aurait que 490 000 chiens et 10 millions d’habitants sur le territoire, en comparaison de nos 7,6 millions de chiens et 68 millions de français. Leurs chiens ne sont donc pas sociabilisés car il y a peu de congénères pour le faire et on croise donc plutôt des chiens en laisse tenue serrée que le maitre ne nous permettra pas d’approcher. Pourtant, il s’agit de l’un des pays scandinaves réputés pour les sports d’hiver avec un chien – ski joering, musher, etc. – et ils sont assez ouverts sur la question puisqu’ils permettraient aux chiens d’aller sur les pistes, ce qui est interdit en France. Il faut donc imaginer que les seuls chiens que l’on croise sont des chiens axés sportifs ou chasse. D’ailleurs, l’une des plus grandes marques d’accessoires canins vient de Norvège : NON STOP DOGWEAR et s’ils étaient d’abords spécialisés sans surprise dans les sports de traction, ils sont entrain d’élargir leur gamme à différentes pratiques.

De ce fait et puisque la culture du chien n’est pas pleinement ancrée, une grande majorité des restaurants/café ne les acceptent pas ou seulement à l’extérieur en terrasse – on nous a rapporté une situation ubuesque pour un chien de 35kg toléré en terrasse qu’il a fallu porter au dessus d’une clôture d’un mètre puisqu’il n’avait pas droit de passer par la salle intérieure pour rejoindre la dite terrasse -. On a donc même pas essayé de profiter de ces services.

Concernant la laisse ou le libre : il existe une loi “Lov om hundehold” qui oblige le port de la laisse entre le 1er avril et le 20 août en Norvège. En dehors de ces dates, le libre est toléré loin des habitations et des troupeaux. Il existe des réserves naturelles/nationales qui impose le port de la laisse à l’année, on en croisera une seule sur le trajet.

On avait lu que les norvégiens ne manqueraient pas de nous rappeler à l’ordre sur le port de la laisse et c’est effectivement ce qui nous est arrivé par deux fois. Pourtant nous étions bien en dehors des dates précitées mais ils ont tellement l’habitude d’attacher les chiens qu’il s’agissait probablement simplement de nous rappeler les règles qu’ils ne maitrisaient pas eux-mêmes.

Exemple le plus fou : entièrement seuls sur une plage immense après une tempête, une voiture s’arrête sur la route au loin et nous interpelle. Au regard de notre incompréhension, le conducteur sort une laisse depuis sa fenêtre pour nous la montrer. Cela n’avait aucun sens mais on a pas cherché à faire de vagues.

Cela étant dit, nous n’avons pas été foncièrement embêtés pour Helly puisque l’on rappelle que le pays est si vaste que l’on ne croise pas grand monde, qu’il s’agisse de touristes ou de locaux et que l’on rappelle que s’ils ne sont pas aussi enjoués par les chiens que nos amis italiens, ils ne les fustigent pas non plus.

Notre plus grand difficulté aura été la gestion du ferry Moskenes-Bodo pour les Lofoten puisque le chien doit rester dans la cale du bateau dans le véhicule ou alors au chenil en cage. Au regard de la place du chien dans le pays, il n’est pas étonnant qu’il soit relégué pour le moment dans la soute comme un meuble mais on imagine que cela va évoluer en termes de pratique avec l’expansion du tourisme actuelle dans le pays. Pour notre part, on précisera juste qu’ils m’ont vu entrer sur le ferry puis sortir du ferry. Personne ne saurait trop dire où j’étais pendant la traversée.

Observer la faune sauvage

Lors de notre périple, nous croiserons sur la route en Suède plusieurs troupeaux de rennes sur les axes secondaires ainsi qu’un renard.

C’est sur l’île d’Andoya en direction de Bleik que nous croiserons nos premiers élans. Nous verrons également un aigle royal sur les îles Vesteralen ainsi que deux phoques sortant la tête de l’eau et rentrant aussi sec.

Au retour, nous croiserons à nouveau rennes et élans sur le territoire suédois.

Pour observer des baleines, il est possible de partir en excursion en bateau sur une journée.

Bilan

Ce premier voyage est une très belle découverte. La nature à perte de vue avec une faune discrète mais bien présente et des villages qui se fondent dans la masse sans clôture ou portail font de ce pays un espace particulièrement apaisant. Le mode de vie est complètement différents du nôtre au regard des conditions climatiques mais aussi de la faible densité de population : les commerces de proximité n’existent pas – boulangerie, boucherie, etc. -, les postes sont situés dans les supermarchés et nous ne croiserons aucune mairie ni commissariat ni même hôpital. Probablement que les grosses villes du Sud sont différentes.

Le sentiment de sécurité règne partout : les norvégiens laissent volontiers leurs garages remplis d’outils ouverts, les pneus neufs ou la tondeuse dehors. Il n’y a pas besoin d’être un grand sportif pour profiter des paysages puisque rien qu’en roulant, à chaque virage une nouvelle découverte s’offre à nous !

D’ailleurs au delà de la météo, cela sera notre second point noir : les sommets culminent dans le Nord en moyenne à 500m d’altitude et nous marcherons donc très peu en termes de dénivelé. Le plus haut sommet peine à atteindre les 2500m, au centre du pays. Mais les fjords sont sublimes et donnent une impression grandiose aux panoramas de manière générale.

On compte y retourner pour explorer la partie Sud et centre l’année prochaine !

N’hésitez pas à réagir en commentaires, nous vous répondrons avec plaisir 🙂

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5 commentaires

  1. Trop chouette et vraiment complet cet article 🙂 les photos me renvoient à notre périple là-bas en revoyant les images ! Vous kifferez sans aucun doute le Sud lors d’un prochain périple !

  2. Merci pour ce bel Articles cependant je n irais pas tant que mon toutou est avec moi
    J irais voir ces magnifique paysages plus tard
    Au plaisir de vous suivre dans de nouvelles aventures
    Dost et Emilie

    1. Bonjour Émilie et merci !
      Avec où sans chien l’essentiel est d’y aller afin de découvrir ce magnifique pays !
      A bientôt sur les sentiers.

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